Des champs prometteurs, des marchés hésitants

Nous arrivons désormais aux deux tiers de la campagne, marquée en 2025 par de bons rendements, mais aussi par des prix qui peinent à se redresser. Les très bonnes récoltes mondiales et le niveau élevé des stocks continuent de peser sur les cours. Les tensions géopolitique soutiennent surtout les marchés de l’énergie et des oléagineux, avec un impact plus limité sur les céréales.

Dans ce contexte, les trésoreries agricoles restent fragilisées, prises en étau entre des prix bas et des coûts de production toujours élevés. Pour 2026, le moral se redresse quelque peu grâce à des semis réalisés dans de bonnes conditions. Les surfaces en blé et en orge ont été implantées dans un contexte favorable, laissant entrevoir, à ce stade, un potentiel de récolte satisfaisant. Il convient toutefois de rester prudent : il est encore bien trop tôt pour tirer des conclusions, et la campagne 2026 demeure étroitement dépendante des conditions climatiques à venir. 

S’agissant des cultures de printemps, les surfaces en maïs devraient reculer au profit du tournesol oléique. Cette évolution s’explique notamment par le niveau des cours du tournesol, ainsi que par les difficultés techniques et économiques rencontrées en culture de maïs. 

Enfin, on observe également une diminution des surfaces d’orge de printemps, après deux années exceptionnellement élevées en matière d’assolement.

Partager ce poste
Étiquettes
Archiver
Situation du marché des carburants début 2026